Le travail présenté sur ce site est constitué par mes notes de recherche. Il a principalement été réalisé entre 2007 et 2019 alors que je poursuivais des études de baccalauréat, de maîtrise et de doctorat en histoire de l'art. Mes questions de recherche portaient sur les expositions organisées à Montréal entre 1860 et 1920, principalement les expositions d'œuvres prêtées à l'Art Association of Montreal devenue depuis le Musée des beaux-arts de Montréal. Le contenu est donc fortement orienté dans cette direction. Malgré tout, j'espère qu'il saura vous renseigner sur des aspects de cette période de notre passé artistique. Vous pouvez accéder à l'accueil des notes de recherche ou retourner sur l'accueil du site marcgauthier.com.
Commentaires sur le collectionneur [ haut ]
***** Note générale.
Duncan McIntyre n'a pas un caractère facile. Il se fait beaucoup d'ennemis lors de sa carrière dans les chemins de fer (voir le commentaire de George Stephen dans la notice de Biographi.ca). En 1901, sa femme prête des oeuvres à l'AAM.
* DBC:
né le 23 décembre 1834 à Callander, Écosse ; le 6 juin 1861, il épousa à Montréal Jane Allan Cassils, et ils eurent deux fils ; décédé le 13 juin 1894 à Montréal.
Apprenti au magasin que son père tenait à Renfrew, en région rurale, il rejoignit ensuite à Montréal son oncle Robert McIntyre à la Stuart, McIntyre and Company, qui vendait des marchandises sèches et faisait de l’importation en gros. En 1864, il prit la succession de son oncle à la présidence de la compagnie.
L’entreprise étendit ses activités jusque dans la haute vallée du Saint-Laurent et dans celle de l’Outaouais, ainsi que dans les Cantons-de-l’Est. Au début des années 1860, McIntyre se mit donc à investir dans deux compagnies dont les chemins de fer desservaient bon nombre de ses meilleurs clients, le Brockville and Ottawa Railway et la Compagnie du chemin de fer du Canada central.
En 1871–1872, Allan réunit un syndicat financier et obtint du gouvernement conservateur de sir John Alexander Macdonald le marché de construction d’une ligne transcontinentale. Cependant, le scandale du Pacifique, provoqué en partie par des révélations de Foster, réduisit ses efforts à néant. Tandis qu’on révélait les dessous du scandale, McIntyre se faisait discret et s’employait à accroître son commerce de gros dans la vallée de l’Outaouais.
À la fin de 1877, il réussit à avoir la haute main sur la Compagnie du chemin de fer du Canada central en faisant preuve d’astuce : il offrit aux créanciers anglais de la compagnie un million, soit 50 cents par dollar. Dès 1878, les affaires reprenaient.
Dès 1878, les affaires reprenaient. La Compagnie du chemin de fer du Canada central et le Brockville and Ottawa Railway connaissaient un regain de vie au moment où Macdonald était de nouveau au pouvoir, bien décidé à réaliser son projet de transcontinental. McIntyre se tenait sur sa route avec, en main, la clé de l’Ouest. Macdonald et sir Charles Tupper* convainquirent son ancien adversaire, Abbott, de régler ce problème en servant de catalyseur ; dès juin 1880, on formait un consortium réunissant McIntyre et un groupe d’investisseurs de la Banque de Montréal et de la Hudson’s Bay Company dirigé par les cousins George Stephen* et Donald Alexander Smith*.
En mai 1884, lassé du travail et du caractère de Stephen, et fatigué de risquer sa fortune personnelle et la McIntyre, Son and Company pour appuyer les efforts désespérés de financement de Stephen, il vendit ses 20 000 actions à ce dernier et à Smith. La vice-présidence passa à un professionnel des chemins de fer, William Cornelius Van Horne*. Heureux de le voir partir, Stephen écrivit par la suite à Macdonald que McIntyre avait été « affreusement mesquin et lâche tout au long de ces 5 années [et] impitoyable pour les intérêts des autres quand il pouvait promouvoir les siens ». « Quand McIntyre a déserté la compagnie, ajoutait-il, il a décidé de la faire « éclater » et de nous faire perdre à Smith et à moi jusqu’à notre dernier dollar dans l’effondrement. » Effectivement, quelques mois après son départ, McIntyre força la main à Stephen en menaçant la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique de la poursuivre si elle ne remboursait pas ses dettes à la McIntyre, Son and Company. Après avoir payé, Stephen refusa tout rapport avec McIntyre, déclarant à la ronde qu’il ne pouvait pas supporter de se trouver dans la même pièce que lui. Quant à McIntyre, il affichait, selon les mots d’un contemporain, « le tranquille mépris qu’ont tous les bons hommes d’affaires pour les projets des visionnaires ». Il avait foi en ce qui était systématique ; or, à ses yeux, les méthodes de financement de Stephen ne l’étaient sûrement pas.
McIntyre vécut un certain temps dans une maison de la rue Dorchester (boulevard René-Lévesque). Ensuite, il la vendit à son voisin, Donald Alexander Smith, pour s’installer plus loin, sur le flanc du mont Royal, dans une résidence romantique de style gothique franco-écossais. En 1891, il se mit à acheter de gros paquets d’actions du chemin de fer du Grand Tronc, à Londres, dans l’espoir de mettre la main sur cette compagnie et d’en réinstaller le siège social à Montréal. Il fut élu au conseil d’administration la même année, mais ne réussit pas à convaincre celui-ci de s’établir au Canada. Cependant, il contribua à empêcher le Grand Tronc et la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique de se livrer une guerre de tarif et de trajets. Son intervention ennuya le public mais augmenta la cote de solvabilité des deux compagnies auprès des détenteurs britanniques d’obligations.
Duncan McIntyre était l’un des grands barons écossais de Montréal. Il contribua en 1857 à la fondation de la Société calédonienne, aux compétitions de laquelle il participait. Deux fois président de la Société Saint-André, il se faisait une fierté de porter le kilt aux bals qu’elle donnait. On a dit que « sa façon d’être, par sa brusquerie, [ressemblait] beaucoup à celle de [Thomas] Carlyle » et que pour lui le monde se séparait en deux camps : ceux « qui étaient disposés à l’admirer » – c’étaient là ses amis personnels – et ceux qui « lui résistaient » – « et qu’il considérait comme ses ennemis mortels ». Perspicace et dissimulé, instruit par l’expérience de la crise économique, il avait toujours une bonne réserve de capital et se trouvait toujours au bon endroit au bon moment. On le surnommait le « Napoléon canadien de la finance ». Un an avant sa mort, on estimait que sa fortune se situait entre 2 et 5 millions, ce qui, selon une évaluation de l’époque, faisait de lui l’un des cinq hommes les plus riches du Canada.
* 1879 AAM:
Brooke associe D. McIntyre à une oeuvre de Raupp en 1879. Or, ce prêteur n'est pas dans la liuste publiée à la fin du catalogue. Quelle est sa source?
* 1887 AAM:
Selon la dernière page du catalogue, il prête des oeuvres.
* 1888 AAM:
Selon le catalogue, il prête des oeuvres.
* 1888-10-13 Dominion Illustrated p.239:
Personals.
Mr. Duncan McIntyre will pass the winter in Europe. He leaves at the end of October. Mr. Angus will probably accompany him.
* 1888-10-20 Dominion Illustrated p.254:
Personals.
Mr. Duncan McIntyre, of Montreal, is confined to the house with his throat trouble. He will probably leave for Europe in about fourteen days.
Corot, Camille * ! Le Matin [Autre(s) titre(s): Le matin (La bacchante retenant l'Amour) (Brooke1989p72)
|||| Jeune fille aux amours (Brooke1989p183inv242) ] peinture
Moore, Albert * ! The Beginning of the Story [Autre(s) titre(s): A Tale (AAM1893)
|||| Le début de l'histoire (La Lectrice) (Brooke1989p168) ] peinture * ! The End of the Story [Autre(s) titre(s): La fin de l'histoire (Brooke1989p168) ] peinture