Le travail présenté sur ce site est constitué par mes notes de recherche. Il a principalement été réalisé entre 2007 et 2019 alors que je poursuivais des études de baccalauréat, de maîtrise et de doctorat en histoire de l'art. Mes questions de recherche portaient sur les expositions organisées à Montréal entre 1860 et 1920, principalement les expositions d'œuvres prêtées à l'Art Association of Montreal devenue depuis le Musée des beaux-arts de Montréal. Le contenu est donc fortement orienté dans cette direction. Malgré tout, j'espère qu'il saura vous renseigner sur des aspects de cette période de notre passé artistique. Vous pouvez accéder à l'accueil des notes de recherche ou retourner sur l'accueil du site marcgauthier.com.
1 ) Le maire John Joseph Caldwell Abbott, Montréal, QC, 1889
Wm. Notman & Son
1889
Musée McCord, II-91034
http://collections.musee-mccord.qc.ca/fr/collection/artefacts/II-91034
Page consultée le 20 octobre 2018
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Extraits du DBC:
* Administrateur perspicace, il fit de son cabinet l’un des plus importants du Canada, et l’on estimait que durant de nombreuses années il avait « touché de plus gros honoraires professionnels que tout autre avocat de la province ». En 1862, on lui décerna le titre de conseiller de la reine. Par deux fois, on lui aurait offert le siège de juge en chef, qu’on l’estimait particulièrement apte à occuper, mais s’il l’avait accepté il aurait dû renoncer à peu près aux quatre cinquièmes de son revenu.
* À titre de conseiller juridique de Hugh Allan, Abbott prit part aux démarches que celui-ci faisait en vue d’obtenir du gouvernement un contrat pour la construction du chemin de fer qui mènerait au Pacifique.
* En prenant connaissance de ce qu’Abbott avait en fait de propriétés foncières, on comprend encore mieux ses aspirations sociales et l’étendue de sa réussite matérielle. Il possédait à Montréal une maison bien aménagée, évaluée à 64 818 $ en 1898, de même qu’une maison plus modeste, d’une valeur de 3 000 $, où habitait sa sœur Harriet. En 1865, il acheta Senneville, un domaine rural de 300 acres sur la pointe ouest de l’île de Montréal, où se trouvaient les vestiges du moulin de pierre construit par Jacques Le Ber*. Cette propriété, d’abord connue sous le nom de Senneville Grange, puis sous le nom plus majestueux de Boisbriant, fut évaluée à 35 000 $ en 1898. Il y construisit une demeure seigneuriale avec bibliothèque et serres, et il y aménagea des fermes, des vergers et des jardins. Le troupeau de vaches de Guernesey qu’il importa de 1878 à 1883 était, semble-t-il, « le premier arrivage direct » de cette race au Canada. Passionné par la culture des orchidées, il aurait possédé « la plus riche variété au Canada à cette époque ». Boisbriant lui permettait de se livrer à ses passe-temps favoris et de se retirer du monde ; en fait de symbole de réussite, c’était aussi, par rapport aux autres grands marchands montréalais, un complément fort utile à son appartenance au Rideau Club d’Ottawa et au Club St James de Montréal.
* Qui dit réussite sociale dit obligations sociales. Abbott ne manquait pas de s’en acquitter. En 1860, il participa à la fondation de l’Association des beaux-arts de Montréal (dont son fils aîné, John Bethune, devint conservateur). L’un des administrateurs de la succession du marchand montréalais Hugh Fraser, il consacra plus de 15 ans à tenter de mettre sur pied la bibliothèque, la galerie d’art et le musée pour lesquels Fraser avait laissé un legs dans son testament. Finalement, le 15 octobre 1885, après des années de litige entre les administrateurs de la succession et les héritiers du bienfaiteur, Abbott, en qualité de président à vie, prononça le discours inaugural de l’Institut Fraser, qui abritait les livres de l’Association de la bibliothèque de commerce et de l’Institut canadien. En 1869, il avait contribué à la création de l’Institution protestante pour les sourds-muets et les aveugles
* Abbott fut aussi maire de Montréal. [...] il recueillit en 1887 une majorité confortable de quelque 2 000 voix sur Henri-Benjamin Rainville et fut réélu sans opposition l’année suivante. [...] Le Montreal Star fut particulièrement critique à l’endroit de son administration municipale, de son insensibilité aux besoins de sa circonscription et de la corruption qui régna à l’hôtel de ville pendant son mandat.
* [...] amis tel William Cornelius Van Horne (qui contribua à ramener dans le rang d’impatients conservateurs canadiens-français comme Joseph-Adolphe Chapleau et Langevin), [...]
* En récompense de sa contribution à la vie publique, il fut fait chevalier commandeur de l’ordre de Saint-Michel et Saint-Georges le 25 mai 1892.
* Le 2 novembre 1893, en la cathédrale Christ Church, l’évêque célébra ses funérailles, en présence des hommes les plus riches et les plus puissants du pays. La Minerve le qualifia, avec générosité, d’« ami de [la] race [canadienne-française] » mais, en fait, il n’avait pas été populaire parmi un bon nombre de ses collègues francophones. Il avait tout simplement été plus acceptable que les extrémistes du parti conservateur. Coulissier habile, persuasif et discret, il était demeuré le porte-parole chevronné du puissant milieu anglais des affaires dans la province de Québec.
* 1879 AAM:
Selon la dernière page du catalogue, il prête des oeuvres.
* 1887 AAM:
Selon la dernière page du catalogue, il prête des oeuvres.
* 1888-12-15 Dominion Illustrated p.375:
Hon. J. J. C. Abbott has made an important purchase of 4,000 volumes for the Montreal Fraser Institute.
* 1899 avr 6:
La collection de John Abbott est vendue aux enchères chez Hicks
[Pub] Montreal Daily Star, 5 avril 1899, p. 7