Notes de recherche de Marc Gauthier

Le travail présenté sur ce site est constitué par mes notes de recherche. Il a principalement été réalisé entre 2007 et 2019 alors que je poursuivais des études de baccalauréat, de maîtrise et de doctorat en histoire de l'art. Mes questions de recherche portaient sur les expositions organisées à Montréal entre 1860 et 1920, principalement les expositions d'œuvres prêtées à l'Art Association of Montreal devenue depuis le Musée des beaux-arts de Montréal. Le contenu est donc fortement orienté dans cette direction. Malgré tout, j'espère qu'il saura vous renseigner sur des aspects de cette période de notre passé artistique. Vous pouvez accéder à l'accueil des notes de recherche ou retourner sur l'accueil du site marcgauthier.com.


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Nom
    Hon. John Young

Date de naissance
    11 mars 1811

Date de décès
    12 avril 1878


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Profession
    Marchand

Lien vers le Dictionnaire biographique du Canada
    http://www.biographi.ca/fr/bio/young_john_1811_1878_10F.html

Commentaires sur le collectionneur   [ haut ]
     * Lovell 1867-68, p. 322 :
     YOUNG HON. JOHN, flour inspector, 224 Wellington, h 18 Durocher
    
     * DBC :
     John Young fut l’un des hommes publics les plus connus à Montréal, dans la seconde moitié du xixe siècle. Il partageait les prétentions des autres marchands de Montréal sur les possibilités du Saint-Laurent qu’il considérait comme le meilleur débouché commercial de l’Ouest. Il partageait aussi leur ambition de voir Montréal prospérer grâce à ce commerce. Mais il ne partageait pas leurs vues quant aux meilleurs moyens à employer. Il se fit le champion du libre-échange et du canal de Caughnawaga avec la ténacité et la ferveur d’un évangéliste. Pendant les dernières années de sa vie, il fut partisan de l’annexion commerciale du Canada aux États-Unis, politique à laquelle il s’était si fortement opposé en 1849.
    
     Young a écrit de nombreuses lettres aux journaux de Montréal sous son nom et souvent aussi sous le pseudonyme de « A Merchant ».
    
     Young quitta l’Écosse pour le Haut-Canada où il arriva en 1826.
     Young acquît une réputation d’homme infatigable – et obstiné.
     Aux élections de 1847, Young appuya activement Louis-Hippolyte La Fontaine*.
     Young apporta son appui au grand chemin de fer de jonction du Saint-Laurent et de l’Outaouais (St Lawrence and Ottawa Grand Junction Railroad). Young vint aussi en aide au curé François-Xavier-Antoine Labelle* qui s’efforçait dans les années 60 et au début des années 70, de faire construire le chemin à lisses de colonisation du nord de Montréal à Saint-Jérôme et Ottawa.
     En ce qui concerne les affaires, Young était toujours sociétaire de la maison de courtage qu’il avait fondée avec Holmes en 1846. Vers 1850, Young était engagé dans d’autres entreprises commerciales. L’une des plus prospères était la St Gabriel Hydraulic Company. Young s’intéressait aussi aux communications télégraphiques.
     L’intérêt que Young portait au libre-échange fut sans doute une des raisons qui le firent adhérer au parti libéral. En 1849, Young s’opposa avec acharnement au projet d’annexion du Canada aux États-Unis et fut l’un des rares marchands de Montréal à ne pas signer le Manifeste annexionniste.
     Young démissionna du Conseil exécutif en septembre 1852, mais il conserva son siège de député pendant deux mandats. Young brigua à nouveau les suffrages à Montréal en 1854 et prit soin de se présenter comme adversaire du gouvernement Hincks-Morin, dont la réputation avait été entachée par des révélations concernant le trafic de valeurs.
     La part que Young prit pendant 25 ans au développement du port l’emporta de loin sur ses intérêts personnels.
    
     En 1860, Young était à l’apogée de sa prospérité et, cette même année, il déclarait avoir expédié 100 000 barils de farine à Portland depuis la mise en service du tronçon reliant Montréal à cette ville. Bien qu’il fût président de la Compagnie d’assurance royale canadienne (Royal Canadian Insurance Company), Young s’intéressait surtout à son entreprise d’expédition, aux affaires du port et à la spéculation foncière.
    
     Ce sont des investissements de ce genre qui permirent à Young de se retirer des affaires en 1860. Pendant les dernières années de sa vie, il fit de la politique, conserva l’intérêt qu’il avait toujours porté à la Commission du havre et consacra davantage de temps à sa famille et au curling. En 1860, il fut président de l’organisation mise sur pied à l’occasion de la visite du prince de Galles, le futur Édouard VII. L’année suivante, en compagnie de sa femme, Amelia Jane Tilley, et de ses 13 enfants, il s’embarqua pour l’Écosse où il passa deux ans dans le but de parfaire l’éducation de ses enfants. Mais ce séjour au pays natal ne fit que renforcer ses tendances à la bataille. Au retour de ce voyage, l’Anglo-Saxon qui transportait Young et sa famille fit naufrage au large de Terre-Neuve. Au cours de l’enquête qui suivit, Young fut le témoin le plus en vue et s’en prit à la fois à la compétence du capitaine et à la firme Allan Line Steamship Company qui possédait le navire. À l’occasion des négociations avec les États-Unis au sujet du traité de réciprocité, en 1864, il fut délégué à Washington. Il continua de prendre une part active aux travaux du Bureau de commerce de Montréal, dont il fut le président en 1855, en 1860, en 1870 et en 1871 ; quand la Chambre de commerce du dominion fut instituée en 1871, il en devint le premier président.
    
     C’est peut-être à la suite des difficultés financières qui résultèrent de ses investissements dans le télégraphe transatlantique et dans les spéculations foncières que les affaires de Young périclitèrent dans les années 1860 ; en 1872, il se trouvait dans la gêne. Sa demeure, Rosemount, fut vendue et, dès lors, la famille déménagea souvent. En 1873, la Commission du havre demanda au gouvernement fédéral l’autorisation d’accorder à Young une pension qu’elle prélèverait sur son budget.

Oeuvres associées   [ haut ]
12 oeuvre(s) associées
* = exposée
! = avec image


    McCurdy (1857)
        *    Scotch Landscape (1857, cat.108)     Support incertain
        *    Scotch Landscape (1857, cat.11)     Support incertain

    Murillo, Bartolomé Esteban
        *    Virgin and Child (1857, cat.10) (copie)     Support incertain

    Reni, Guido
        * !  Beatrice Cenci (copie)     [Autre(s) titre(s): Beatrice Censi (1857août18Heraldp2) ]     peinture

    Titien
        * !  Flora (copie)     [Autre(s) titre(s): Flora (Florence) (1857MercantileLibAssn) ]     Support incertain

    _Inconnu
        *    Cupid (1857, cat.207)     Support incertain
        *    Holy Family (1857, cat.242)     Support incertain
        *    Landscape (1857, cat.45)     Support incertain
        *    Magdalen (1857, cat.208)     Support incertain
        *    Old Mill and Landscape     peinture
        *    Ruins and Landscape     peinture
        *    The Sybil     Support incertain


Année(s) où des œuvres sont recensées dans cette collection   [ haut ]


Reproductions   [ haut ]
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