Sur les réseaux sociaux

L'utilisateur devrait pouvoir choisir l'information qui est diffusée sur lui lorsqu'il se branche en ligne. Le patrimoine commun de l'humanité ne devrait pas être soumis à un droit de regard. D'ailleurs, ce dernier ne devrait pas être privatisé par nos institutions dans un souci d'efficience ou une quête de facilité, mais il s'agit d'un autre débat. Sans être membre actif de la communauté du logiciel libre, je partage certains de leurs idéaux. Pour ces raisons et bien d'autres, j'évite les réseaux sociaux commerciaux.

Ceci étant dit, j'ai déjà eu un compte sur LinkedIn™ pour des raisons professionnelles. Pour des raisons personnelles, j'en ai déjà eu un sur Facebook™. Je suis parfois sur Twitter™.

Vous le devinez, j'ai une relation amour-haine avec les réseaux sociaux. Ainsi, j'aime le fait qu'ils consolident certains liens qui, par la distance ou le temps écoulé, ne font pas nécessairement partie de mon quotidien. À titre d'exemple, je pense à d'anciens camarades d'école retrouvés sur Facebook™. Toutefois, en ma qualité d'historien de l'art, mon malaise a débuté lors de la censure de L'Origine du monde de Gustave Courbet. J'ai décidé de fermer mon compte lors de l'apparition d'une publicité ciblée au milieu d'une conversation avec un proche. J'ai éteint l'ordinateur, décroché le téléphone et discuté de vive voix avec la personne concernée. Aussitôt après avoir raccroché, j'ai fermé mon compte. Depuis, je n'ai aucun regret. Il suffit de passer quelques moments sur les sites de Richard Stallman, de la Free Software Foundation ou du Columbia Journalism Review pour se convaincre de l'utilité d'un tel geste.

En ce qui concerne LinkedIn™, la situation est plus ambiguë sur le plan professionnel puisqu'il s'agit d'une ressource de travail. En effet, de nombreux employeurs s'attendent à trouver notre profil sur ce site afin d'avoir un aperçu de notre parcours. Pourquoi s'auto-exclure ? Dans ce contexte, j'ai tendance à ouvrir un compte temporairement, le temps de l'entrevue. Puis, je cherche à expliquer aux personnes concernées les raisons pour lesquelles je n'aime pas cet outil.

Twitter™ est l'outil social le plus difficile pour moi. Il est le moins intrusif en terme d'identification des personnes ou d'utilisation de logiciels privatifs. Cette caractéristique le rend moins inacceptable aux yeux de Richard Stallman ou de la Free Software Foundation tout en soulevant des questions de cohérence au sein de la communauté du logiciel libre. Au bout du compte, pour moi, il possède les mêmes défauts que Facebook™ et les autres (Instagram™, Snapchat™, etc.) Malgré ces critiques, il m'arrive parfois d'ouvrir et de fermer des comptes temporaires sur Twitter™ (noms d'utilisateur utilisés par le passé : @mgauthier1909, @circa1909). En ce moment, je gravite autour de @MrcGthr.

Mais enfin, Academia.edu est un réseau acceptable, non? Lorsque même le magazine Forbes suggère d'y effacer sa présence, notre relation à l'égard des réseaux sociaux mérite réflexion.

Dans ce contexte, ne vous étonnez pas de me voir apparaître ou disparaître sur ces réseaux. Et, si le cœur vous en dit, vous pouvez également explorer des alternatives plus libres comme diaspora* ou Mastodon.

dernière mise à jour : septembre 2017
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